Bon dimanche…

Le dimanche restera donc toujours un jour particulier.
Qui souvent retourne loin en arrière pour exhaler cet inimitable effluve, immédiatement reconnaissable, presque écoeurant, de longue attente de l’impossible, inaccessible, de longue attente qu’il se termine, d’espoir de soir, les yeux perdus sur la pendule qui scande cette longue éternité qui semble vraiment n’avoir pas de sens.
Qui retrouve parfois ce drôle de goût amer de langueur qui se traîne, de solitude désoeuvrée, et d’attristante inutilité. De rêves inavoués, d’espoirs éperdus, et du rageur blindage du coeur qui s’ensuit.
Qui dès le réveil endosse sa lourde cape, comme pour dire « couvre-toi, dans ton coeur aujourd’hui il va faire froid ».
Qui tout au long de la journée, comme ça, malicieusement, va venir poser çà et là l’ombre de ses nuages furtifs, de ces petits nuages qui courent vite heureusement, mais qui chaque fois déposent en chemin un peu de tristesse, un peu de nostalgie ou de mélancolie, une vieille photographie, un souvenir chagrin, un peu de mal au coeur, un peu de vague à l’âme.
Et comme il ne s’agit plus du grand vide, de la guerre, ni d’un combat de misère, alors au long de la journée tout cela sera chassé d’un revers de la main, d’un haussement d’épaule, d’un sourire navré, les yeux levés au ciel, comme pour dire : « oui oui je sais tout ça, je n’oublierai pas, je m’en souviens, mais aujourd’hui ta monnaie n’a plus cours, tu ne m’enfermeras pas, laisse-moi… »
Bon dimanche.
On ne dit pas bon mercredi ou bon vendredi.
Bon dimanche !
Lorsque je l’entends, son point d’exclamation claque comme une porte, une porte qui se ferme, sur le dimanche de l’autre.
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Bon dimanche…..
Par le bout du jardin on peut entrer… la porte n’est pas fermée.






mmmmm mmmouais… c’était une belle journée… vraiment une belle journée ! 







